65 000 $. C'est le prix exact auquel le BTC retrouve son prix du 4 mars 2024, bouclant un cycle complet de 24 mois qui a vu le Bitcoin toucher un ATH à 126 000 $ avant de corriger de 47 %. Un aller-retour qui n'a rien d'anodin : les métriques on-chain, les patterns cycliques et même la fiscalité française dessinent un tableau bien plus lisible qu'il n'y paraît. Cet article vous livre une analyse à triple entrée pour transformer ce signal technique en décision éclairée.
Sommaire
- 65 000$ le 4 mars 2024, 65 000$ en mars 2026 : chronologie d'un aller-retour à 126 000$
- Cycle 2024-2026 vs 2017 et 2021 : le retour au prix de départ est-il un signal de bottom ?
- MVRV, NUPL et flux exchanges : ce que les métriques on-chain révèlent à 65 000$
- Impact concret pour les investisseurs français : fiscalité des moins-values et stratégie DCA
- ETF Bitcoin, Fed et géopolitique : les 3 catalyseurs qui décideront de la suite
- Faut-il acheter du BTC à 65 000$ ? Les scénarios bull et bear pour le S2 2026
- Questions fréquentes
65 000$ le 4 mars 2024, 65 000$ en mars 2026 : chronologie d'un aller-retour à 126 000$
65 000$. C'est le prix exact du Bitcoin le 4 mars 2024, porté par l'onde de choc des ETF spot approuvés deux mois plus tôt par la SEC. Deux ans plus tard, en mars 2026, le BTC retrouve son prix du 4 mars 2024 après avoir touché un sommet historique à 126 000$ et encaissé une correction de 47%. Un cycle complet en 24 mois, aussi violent à la hausse qu'à la baisse.
Le rallye démarre dès janvier 2024 avec les premiers flux institutionnels vers les ETF Bitcoin. En quelques semaines, des milliards de dollars affluent chez BlackRock, Fidelity et Grayscale. Le cours Bitcoin 2024 s'envole de 42 000$ à 65 000$ avant même le halving d'avril, qui réduit de moitié la récompense des mineurs. Cette contraction de l'offre, combinée à une demande institutionnelle inédite, propulse le BTC au-delà des 73 800$ en mars puis vers un nouvel ATH à 108 000$ en décembre 2024.
L'euphorie culmine en octobre 2025. Le Bitcoin atteint 126 000$, dopé par l'adoption croissante des entreprises et un contexte de liquidités encore abondant. Puis le retournement s'amorce. Tensions géopolitiques, resserrement monétaire prolongé, prises de bénéfices massives des early adopters ETF : le cocktail est classique. La correction efface 47% de la capitalisation en cinq mois, ramenant le BTC prix mars 2024 au point de départ.
Cette évolution prix BTC 2024-2026 n'a rien d'exceptionnel au regard de l'historique. Le cycle 2017-2018 avait vu un recul de 84% depuis l'ATH. Celui de 2021-2022, une chute de 77%. Avec "seulement" 47% de baisse, ce cycle reste le moins brutal en amplitude. Le cours revient à son point de départ de mars 2024, mais la structure du marché a changé : les volumes institutionnels représentent désormais plus de 40% des échanges, contre moins de 10% deux ans plus tôt. Le plancher se construit sur des fondations différentes.
Cycle 2024-2026 vs 2017 et 2021 : le retour au prix de départ est-il un signal de bottom ?
Trois bear markets, trois corrections majeures, trois amplitudes radicalement différentes. En 2018, le BTC chutait de -84 %, passant de 20 000 $ à 3 200 $. En 2022, la correction atteignait -77 %, de 69 000 $ à 15 500 $. En 2026, le recul depuis le sommet de 126 000 $ ramène le cours Bitcoin 2024 autour de 65 000 $, soit une baisse de -47 %. La violence des cycles s'atténue, et ce n'est pas anodin.
Un pattern revient à chaque fois. Le BTC retrouve son prix du 4 mars 2024, c'est-à-dire le niveau exact où le rallye précédent avait démarré. Ce retour au point de départ s'est vérifié en 2018 (retour aux niveaux pré-bulle de fin 2016) comme en 2022 (retour aux niveaux de janvier 2021). Le marché purge ses excès, revient à sa base, puis repart. Ce schéma ne garantit rien, mais il structure l'évolution prix BTC depuis plus de huit ans.
Une correction plus douce, un marché plus mature
Pourquoi cette correction est-elle deux fois moins profonde que les précédentes ? La réponse tient en trois lettres : ETF. Les flux institutionnels via les ETF spot Bitcoin, approuvés en janvier 2024, ont créé un plancher d'absorption que les cycles précédents n'avaient pas. Les particuliers vendaient dans la panique. Les institutionnels, eux, rééquilibrent leurs portefeuilles selon des grilles prédéfinies.
Ce retour au niveau de mars 2024 s'inscrit dans un contexte où l'adoption a changé de nature. Les détenteurs long terme représentent désormais plus de 70 % de l'offre en circulation, contre 60 % en 2022. Cette base de holders réduit mécaniquement la volatilité baissière. Si le pattern historique se confirme, ce Bitcoin retour niveau historique pourrait marquer la fin de la phase de capitulation, pas le début d'une chute plus profonde.
MVRV, NUPL et flux exchanges : ce que les métriques on-chain révèlent à 65 000$
Le MVRV ratio (Market Value to Realized Value) flirte avec le seuil de 1 depuis début mars 2026. Concrètement, la valeur de marché du Bitcoin se rapproche de sa valeur réalisée, celle calculée sur le dernier prix de mouvement de chaque coin. Historiquement, un MVRV sous 1 a signalé les meilleures zones d'accumulation : mars 2020 (0,85), novembre 2022 (0,78). Le niveau actuel, oscillant entre 0,95 et 1,05, place le marché dans cette zone grise typique des creux de cycle, sans que la capitulation totale ne soit confirmée.
Le NUPL (Net Unrealized Profit/Loss) raconte une histoire plus tranchée. Près de la moitié des BTC en circulation affichent une perte latente. Ce ratio, retombé autour de 0, rappelle les creux de décembre 2018 et novembre 2022. Les détenteurs qui ont acheté entre 69 000$ et 100 000$ durant le rallye 2024-2025 portent l'essentiel de cette pression vendeuse. Un NUPL à zéro signifie que le marché, dans son ensemble, ne gagne plus rien. La douleur est répartie, pas concentrée.
Les flux sortants des exchanges confirment un schéma classique de fin de cycle baissier. Depuis février 2026, les retraits nets dépassent 30 000 BTC par semaine sur les principales plateformes (Binance, Coinbase, Kraken). Les wallets identifiés comme "long terme" (plus de 155 jours sans mouvement) absorbent cette offre pendant que les positions de moins de 30 jours se liquident. Ce transfert de mains faibles vers mains fortes précède historiquement les retournements majeurs.
Un groupe mérite votre attention particulière : les wallets ayant accumulé en mars 2024 autour de 65 000$. Ces détenteurs, après avoir traversé le sommet à six chiffres puis la correction, se retrouvent pile à leur prix d'entrée. Ce retour à 65 000$ agit comme un seuil psychologique et un pivot technique. Soit ces holders vendent pour "récupérer leur mise", alimentant la pression, soit ils tiennent, validant leur conviction sur le cycle long. Le comportement de cette cohorte dans les semaines à venir pourrait définir la direction du prochain mouvement.
Impact concret pour les investisseurs français : fiscalité des moins-values et stratégie DCA
Un investisseur ayant acheté 1 BTC à 100 000 $ en janvier 2025 affiche aujourd'hui une moins-value latente de 35 000 $. Tant qu'il ne vend pas, rien à déclarer. S'il cède en 2025, la perte se reporte sur le formulaire 2086 lors de la déclaration 2026, et viendra réduire les plus-values crypto futures soumises à la flat tax de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Ce report n'a pas de limite de durée, ce qui en fait un levier fiscal réel pour les portefeuilles en drawdown.
DCA vs achat unique : les chiffres parlent
Le cours revient autour de 65 000 $ après avoir touché 73 000 $ puis dépassé 100 000 $. Un DCA mensuel de 500 € lancé en mars 2024 aurait lissé le prix d'entrée autour de 72 000 $, contre un achat unique au sommet de novembre 2025 à plus de 100 000 $. Sur 24 mois, cette stratégie DCA affiche un coût moyen inférieur de 28 % au pic, transformant le retour au niveau historique du cours Bitcoin 2024 en position légèrement bénéficiaire plutôt qu'en moins-value de 35 %. Les investisseurs qui automatisent leurs entrées via des stratégies algorithmiques adaptées réduisent encore ce biais émotionnel lié au timing.
Obligations déclaratives : ne pas oublier le 3916-bis
Vos comptes sur Binance, Kraken ou tout exchange étranger doivent figurer sur le formulaire 3916-bis, même sans mouvement dans l'année. L'amende pour omission atteint 750 € par compte non déclaré (1 500 € si la valeur dépasse 50 000 €). Le cours revient au niveau de mars 2024, mais l'administration fiscale, elle, n'a pas oublié vos positions. Chaque cession, même minime, déclenche l'obligation de remplir le formulaire 2086 avec le calcul de plus ou moins-value globale sur l'ensemble du portefeuille.
Conservez l'historique complet de vos transactions (CSV des exchanges, preuves d'achat). En cas de contrôle, la charge de la preuve vous incombe pour justifier vos prix d'acquisition et le calcul de vos moins-values reportables.
ETF Bitcoin, Fed et géopolitique : les 3 catalyseurs qui décideront de la suite
4,5 milliards de dollars de sorties nettes sur les ETF Bitcoin spot entre janvier et mi-février 2026. Le chiffre résume à lui seul la pression vendeuse du premier trimestre. Grayscale (GBTC) a poursuivi son hémorragie avec 1,2 milliard de retraits, tandis que l'iShares Bitcoin Trust de BlackRock (IBIT) a enregistré ses premières semaines consécutives de flux négatifs depuis son lancement. Signe d'un possible retournement : Fidelity (FBTC) affiche depuis fin février des entrées modestes mais régulières, autour de 80 à 120 millions par semaine. Si ce signal se confirme, le plancher des flux ETF pourrait déjà être derrière vous.
Côté politique monétaire, la Fed maintient ses taux entre 4,25 % et 4,50 %, mais les marchés anticipent deux baisses d'ici septembre 2026. Historiquement, chaque cycle d'assouplissement a coïncidé avec une expansion de la liquidité globale (agrégat M2), un environnement dans lequel le Bitcoin revient tester ses anciens niveaux avant de les dépasser. La corrélation entre Bitcoin et M2 mondial, estimée à 0,85 sur les 18 derniers mois, reste l'un des indicateurs macro les plus suivis par les institutionnels.
Le facteur géopolitique pèse aussi dans l'équation. Les tensions persistantes autour de l'Iran et les incertitudes liées aux primaires américaines de 2026 alimentent un climat d'aversion au risque. Les actifs risk-on comme le Bitcoin subissent ce contexte, mais avec une nuance : lors des épisodes de stress géopolitique de 2024, le cours Bitcoin avait corrigé de 15 à 20 % avant de rebondir en moins de six semaines. Que le Bitcoin revienne à ses niveaux de mars 2024 dans ce contexte suggère une résilience structurelle, pas un simple hasard de calendrier. Votre grille de lecture pour les prochains mois : surveiller les flux ETF, le pivot de la Fed et l'indice VIX.
Faut-il acheter du BTC à 65 000$ ? Les scénarios bull et bear pour le S2 2026
Trois trajectoires se dessinent pour le second semestre, et votre stratégie dépendra de celle que vous privilégiez. Le Bitcoin évolue dans une zone technique charnière : 65 000$ correspond à la fois au sommet pré-halving et au point médian du range 2024-2025.
Scénario haussier : rebond vers 150K$+
Si le pattern cyclique post-halving se répète, un bottom autour de 60 000 à 65 000$ constituerait un point d'entrée comparable à celui de septembre 2023 (26 000$). La logique : chaque cycle a produit un rallye de 300 à 500% depuis son creux intermédiaire. Objectif théorique entre 150 000$ et 200 000$ d'ici 2027-2028, porté par les flux ETF et la raréfaction de l'offre.
Scénario baissier : cassure sous 60K$
Une perte du support des 60 000$ ouvrirait la voie vers la zone 45 000 à 50 000$, niveau où convergent le prix du halving d'avril 2024 et la moyenne mobile 200 semaines. Ce scénario suppose un choc macro (récession US, crise de liquidité) ou un événement propre au marché crypto.
Scénario latéral : accumulation en range
L'hypothèse la plus probable à court terme. Un range entre 58 000$ et 72 000$ pendant 6 à 12 mois reproduirait la phase d'accumulation de mi-2023. Le cours du Bitcoin 2024 avait suivi exactement ce schéma avant son explosion de fin d'année. Le BTC revient à ses niveaux de mars 2024 et pourrait y stagner le temps que le marché digère l'excès spéculatif de 2025.
Questions fréquentes
Quel était le prix du Bitcoin le 4 mars 2024 ?
Le 4 mars 2024, le Bitcoin s'échangeait autour de 65 000 $. Ce niveau a été atteint dans la foulée de l'approbation des ETF Bitcoin spot par la SEC en janvier 2024, qui a déclenché un afflux massif de capitaux institutionnels.
Quel a été l'ATH du Bitcoin en 2024 et 2025 ?
Le Bitcoin a atteint un premier record à 73 800 $ en mars 2024 (avant le halving), puis 108 135 $ le 17 décembre 2024. L'ATH absolu a été atteint en octobre 2025 à environ 126 000 $, avant la correction qui a ramené le cours vers 65 000 $ en mars 2026.
Faut-il acheter du Bitcoin à 65 000 $ en 2026 ?
Historiquement, le retour au niveau de départ d'un cycle haussier a souvent coïncidé avec une zone d'accumulation. Le MVRV ratio autour de 1 et le NUPL proche de 0 confirment ce signal. Cependant, chaque cycle est différent et cet article ne constitue pas un conseil en investissement.
Comment déclarer ses moins-values crypto en France ?
Les moins-values crypto se reportent via le formulaire 2086 lors de la déclaration annuelle. Elles viennent en déduction des plus-values futures (flat tax 30 %). N'oubliez pas le formulaire 3916-bis pour déclarer vos comptes sur des exchanges étrangers, sous peine d'amende de 750 à 1 500 € par compte.
Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les scénarios présentés reposent sur des analyses techniques et historiques, sans garantie de réalisation. N'investissez jamais plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre, et diversifiez vos positions.
Quelle que soit votre lecture du marché, la gestion du risque prime sur la conviction. Pour structurer vos entrées avec des outils quantitatifs plutôt qu'émotionnels, découvrez nos stratégies algorithmiques.